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Sa majesté le rap : prince Headie One, the Chosen one

Alors que le hip-hop est en pleine conquête des terres musicales anglaises, une dynastie de rappeurs se dessine outre-Manche. Les artistes se partagent les royaumes et adoubent leurs suzerains, dignes successeurs de leur blason artistique. La drill qui s’impose désormais comme un courant prédominant dans le rap, dont le défunt Pop Smoke aurait dû être un chef de file, voit émerger en Angleterre Headie One, véritable incarnation de cet avenir électrique.

Started from the Bottom 

Headie One, de son vrai nom Irving Adjey, est un rappeur londonien, né le 6 octobre 1994 à Tottenham, dans le nord de la capitale anglaise. Passionné de football, fervent supporter des Red Devils de Manchester United, il use ses crampons sur les terrains du nord de la Tamise et commence à parfaire ses rimes au cours de sa jeunesse. Originaire d’un quartier défavorisé, son environnement finit par le rattraper, et les peines de prison commencent à tomber. Il est finalement incarcéré à cinq reprises pour des affaires de trafic de stupéfiants ou de port d’armes létales. Période importante de sa vie, l’isolement le met face à lui-même et ses pensées.

Le rappeur d’origine ghanéenne commence à gratter ses freestyles, se cultive par la littérature philosophique et développe son flow et son univers. Sa frénésie artistique l’anime et l’inspire : en l’espace de quatre ans, il sort sept projets, dont « Music x Road » qui parvient à se placer à la cinquième position des charts anglaises. Côté single, sa plus grosse performance reste le featuring avec Dave : 18Hunna, plaçant le morceau en sixième position des classements. Un record pour un rappeur drill, style originaire de Chicago, porté par des artistes comme Chieff Keef ou Fredo Santana, est né dans le quartier de Brixton au milieu des années 2010 avec notamment le groupe 67.

Tea time 

Le 30 juillet 2020, le freestyle Only You en featuring avec Drake, produit par M1 on the beat, fait l’effet d’une bombe. Le titre s’élève à la cinquième marche des classements britanniques. Il s’agit, à l’heure actuelle, de la plus haute place jamais atteinte par le morceau d’un driller.

Il s’agissait d’ailleurs d’un first shot pour Champagne Papi, accordant sa confiance au jeune Irving pour l’initier à ce style émergent et percutant. Le rappeur de Toronto a finalement déclaré : « J’ai dû y aller fort, surtout sur une piste avec l’un des meilleurs artistes de drill au monde. »

The Crown Jewels 

Au sein de la discographie déjà bien fournie de l’artiste britannique, un projet a véritablement servi de tremplin, propulsant Headie One sur le devant de la scène rap : « Music x Road », sorti en août 2019. Produit par le label Relentless Records, le projet compte pas moins de cinq morceaux en featuring avec d’autres rappeurs, anglo-saxons ou américains.

Headie peut ainsi se targuer d’avoir réuni des artistes confirmés, tels que NAV, Dave ou encore Skepta. Il partage également sa lumière à de jeunes pousses émergeantes d’outre-manche, comme Lotto Ash. Dans une courte vidéo publiée sur ses réseaux, il explique son choix d’utiliser un simple masque en tant que couverture d’album. Il s’agissait d’un « moyen pour exprimer la dissimulation de son identité, de se cacher derrière quelque chose pour affronter les vicissitudes de la vie ».

Dans cet album, le rappeur de Tottenham souhaite inspirer les gens qui écoutent sa musique et leur donner la force d’améliorer leur situation, quelle qu’elle soit. Il évoque la dualité de l’être humain, qui ne cesse de changer au fur et à mesure des années en montrant ses bons et ses mauvais côtés. Cette introspection concerne aussi sa propre personne. Les thèmes centraux de l’opus sont clairement identifiables : la rue, les conflits et la prison.

De manière irréversible, les gangs et le monde de l’underground restent liés à Headie One, qui évoque son attirance réciproque pour ces derniers. Pourtant, au fur et à mesure des tracks, Headie One apparaît comme un homme satisfait, ayant le sentiment du devoir accompli, sa revanche prise sur la vie. Il explicite cette plénitude dans les titres Both, Chanel ou encore Home, se référant particulièrement à ses nouveaux moyens financiers. C’est d’ailleurs avec une certaine nonchalance qu’il exprime cela, en évoquant ses achats de luxe lors de virées improvisées dans les rues de la Ville Lumière.

Jose Mourinho n’est plus l’unique Special One de Tottenham, le jeune Irving s’est fait un nom et se place de plus en plus comme une pierre angulaire de la drill britannique qu’il espère un jour dominer. En attendant de glaner de nouveau gallons, Headie One travaille en quête de plus de reconnaissance.

A découvrir aussi sur Mosaïque : Le prince Stormzy.
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Coloré comme Chanceko

Après avoir signé son retour avec le single Malaboy, Chancelin alias Chanceko s’est remis en selle avec son nouvel EP « Gaura », sorti vendredi 30 octobre 2020. Haut en couleur.

« Après la pluie viendra l’arc-en-ciel », fredonne Chanceko sur le morceau Arc-en-ciel, extrait de son EP « Gaura », sorti vendredi 30 octobre 2020. Lumineux sans éblouir, chaleureux sans brûler, l’artiste propose quatre morceaux remarqués qui signent son implantation dans le paysage musical français.

Sa voix couverte par une auto-tune cristalline dénote et se superpose à un medley d’instrumentales aux nuances cohérentes. Un souci du détail qui n’a pas échappé au rappeur qui porte aussi la casquette du beatmaker. Il est d’ailleurs à l’origine de nombreuses prods sur ses projets précédents, où il assurait lui-même le mix et le mastering. À la manière d’un chef d’orchestre, il articule sept compositeurs autour de lui, pour créer une couleur unie. Reliés par le son, à défaut de l’être par les textes, les morceaux agissent tels des singles indépendants.

Une recette à maturité

Un produit joliment emballé pour celui qui se targue désormais de récolter « La SACEM de Chantal Goya ». Il semble en tout cas trouver un point d’équilibre artistique, après plusieurs années de recherches. En effet, le jeune rappeur de Meaux, en Seine-et-Marne, n’en est plus à ses premières maquettes. Ses premiers textes datent des bancs d’écoles et de ses premiers passe-passe avec son ami Picketo. Quatre projets de l’artiste sont déjà disponibles sur les plateformes dont l’EP « 18 », échoué sur SoundCloud en 2016, le six titres « 100 Regrets » en 2017, et « As des As 2.0 », aux allures d’un premier album, daté de 2014.

Depuis trois ans, Chanceko a gravi discrètement les échelons et présente une recette qui a gagné en maturité et a fini par se démarquer. Sa signature vocale si particulière résonne désormais plus assurée. Il se balade tel un funambule entre le rap et le chant sur des flows hachés, ou des placements à contre-temps, comme avec le morceau Jacquemus. Un titre interprété avec son ami Take A Mic, déjà présent sur son EP « 100 Regrets ».

Une production plus affinée

Alors que « Gaura » reprend quelques codes évidents de ses premiers sons, avec des refrains entêtants et un phrasé sucré, le projet affiche une production plus affinée avec des ad-libs efficaces. Les instrumentales ont aussi gagné en épaisseur : drums, synthés, trompettes ou lignes de guitare.

Un constat qui coïncide avec la présence d’Éric Chevet au mastering du projet. Un ingénieur du son d’expérience qui comptabilise les collaborations à succès, avec des artistes comme Damso, Vald, Aya Nakamura, la Sexion d’Assaut, Kaaris, Dinos, Chilla ou encore Soolking et Sofiane.

Si Chanceko semble mieux armé depuis sa signature sur le label Parlophone, il reste entouré de beatmaker présent depuis le début. Le compositeur Some-1ne, avec qui il a déjà collaboré à de maintes occasions, signe le dernier track du projet.

Une imagerie haut de gamme

Le rappeur a aussi souhaité épanouir une imagerie qui lui est propre. L’esthétisme de la cover, réalisée par le peintre Erwanhiart, se retrouve dans des textes stylisés qui appellent le goût raffiné du fashion et de la mode. En témoigne le troisième morceau qui porte le nom du célèbre styliste français Jacquemus. Un egotrip de luxe, qui tend à le montrer dans la peau d’un créateur fortuné. Le rappeur coud du Chanceko, tout comme son single devient une belle pièce à porter.

Un démonstration qui dénote avec le texte plus introspectif d’Arc-en-ciel dans lequel il laisse entrevoir ses difficultés et la précarité de son début de carrière. Une thématique abordée par dessus une instrumentale ensoleillée et dansante, tout en contraste.

Déjà bien accueilli par la critique, l’EP démontre une évolution artistique et se montre ambitieux. La vitrine de Chanceko est aussi prometteuse que légère, en laissant entrevoir la capacité de pouvoir proposer des textes plus épais. Si le talent n’est plus à prouver, le statut rester toutefois à confirmer et le potentiel toujours à développer.

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Sa majesté le rap : prince Stormzy

Alors que le hip-hop est en pleine conquête des terres musicales anglaises, une dynastie de rappeurs se dessine outre-Manche. Les artistes se partagent les royaumes et adoubent leurs suzerains, dignes successeurs de leur blason artistique. Parmi ces héritiers, le Prince Stormzy est l’un des descendants de la province de la grime, mêlant des basses ancestrales et de nobles synthétiseurs. Portrait du rappeur londonien autour d’une tasse de thé.

Started from the Bottom 

Stormzy est né en juillet 1993 à Croydon, ville de la banlieue Sud de Londres. Le « Wicked Swengman » débite ses premiers flows avec ses amis dans les maisons de jeunesse de son quartier. L’influence des pionniers du grime comme Skepta ou Crazy Titch se fait ressentir dans ses productions et il ne tarde pas à se faire un nom sur la scène britannique.

Après un premier EP en 2014, il enchaîne trois ans plus tard avec son album « Gang Signs & Prayer ». Le succès est au rendez-vous. Avec trois tracks certifiés single de platine, l’album propulse Stormzy en haut des charts.

L’année 2019 vient définitivement placer la couronne sur la tête du rappeur anglais. Il est annoncé en tant que tête d’affiche du festival de Glastonbury et s’offre le luxe d’être en couverture du Time Magazine d’Octobre 2019, l’hebdomadaire américain le qualifiant de l’un des « Next generation leaders ». 

Crédit : Une de Time Magazine, octobre 2019.

Tea time 

Sa performance à Glastonbury sonne clairement comme le fait marquant de sa carrière. Arborant un gilet pare-balles aux couleurs de l’Union Jack, dessiné par l’artiste Banksy, Michael Omari sait qu’il est en train d’entrer dans l’histoire. Il est le premier artiste noir à être programmé sur la fameuse Pyramide Stage de Glastonbury, scène principale du festival.

Crédit : Stormzy.

Jay-z, dans une vidéo adressée au rappeur britannique en début de concert, n’oublie pas de lui rappeler son accomplissement et à quel point « la culture change le monde ». Point culminant de cette soirée riche en émotions : Dave et Fredo accompagnent Stormzy pour performer leur single Funky Friday. Le premier remercie son ami, lui adressant un salut chaleureux : « Tu as rendu cela possible. Tu nous as permis d’y croire. Je t’aime mon frère. » Ce gilet pare-balles est aussi visible sur la cover de son troisième et dernier album : « Heavy is the head ».

Cover de l’album « Heavy is the head ». Crédit : Hashtag Merky Records Limited.

The Crown Jewels 

Sans nul doute, le premier album du rappeur londonien « Gang Signs & Prayer » reste la référence de sa discographie. Mêlant inspirations gospels et productions de rap, Stormzy touche des thématiques importantes au fur et à mesure que l’album avance. Les parties 1 et 2 de Blinded by your grace sont une ode à sa foi et son dévouement à Dieu.

Le combat contre le racisme est également abordé, dans le même temps que l’évolution qu’il a connu au cours de sa carrière. Regardant dans le rétroviseur, Stormzy met en garde ses prochains de la nécessité de bannir les sentiments de vanité et de suffisance de leurs émotions. Il connaît parfaitement cette lutte contre soi-même, lui qui parle à cœur ouvert de son passage dépressif dans Lay me Bare. « Mr Skeng » peut baisser la garde, l’ascension est terminée : il est arrivé au sommet. 

Cover de l’album « Gang Signs & Prayer ». Crédit : John Ross.

Jeune ambassadeur de l’univers grime, Stormzy continue de gravir les échelons et de faire honneur à ses prédécesseurs royaux que sont Skepta et Crazy Titch. Toujours en pleine ascension, le rappeur prince pourrait bien se voir un jour, lui-aussi, auréolé d’une couronne.

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Lous and The Yakuza, seule dans un monde « GORE »

Après plusieurs mois de montée en puissance, Lous and the Yakuza a sorti son premier projet ce vendredi 16 octobre. Dans un monde qu’elle dépeint comme « Gore », Lous aborde la monstruosité humaine avec le sourire, sur des ambiances rythmées et dansantes. Face à cette cruauté, elle a décidé d’opter pour la solitude, fil rouge du projet.

Rap, pop, soul… Lous and the Yakuza est une artiste polyvalente. Une palette artistique large que l’on retrouve sur le projet « Gore », et qui a pu étonner une partie de son public qui aurait pu s’attendre à un album plus identifié rap.

Si la jeune belge s’est fait connaître avec des titres rappés tel que le morceau Tout est Gore, Lous ne s’est jamais réellement considérée comme une rappeuse à part entière. Elle a pourtant été rapidement catégorisée comme tel par la sphère médiatique. 

Malgré ce contre pied artistique, « Gore » est un album qui démontre tout son potentiel. Le projet de dix titres se démarque par ses instrumentales variées. Le compositeur congolais David Mems (qui a récemment participé au projet QALF de Damso) est responsable de la moitié des morceaux de l’album. Si la direction musicale change de piste en piste, le projet parvient à rester cohérent notamment grâce à une écriture soignée et à des thèmes autour du comportement humain, souvent cruel.  

La solitude pour refuge 

Lous aborde avec sourire la monstruosité humaine, d’où le titre de son album : « Gore ». Un genre qui parvient à susciter le rire malgré la dureté des propos. L’artiste analyse un monde dans lequel la solitude devient son refuge. A l’image du titre qui introduit l’album : Dilemme.

Dans un morceau plutôt chanté mais rythmé, Lous and The Yakuza exprime son besoin de solitude :

« Seule, seule, seule. Si je pouvais, je vivrais seule loin des problèmes et des dilemmes. Si je pouvais, je vivrais seule loin des problèmes et des gens que j’aime. »

Le désir de solitude revient dans le titre Messes basses. Dans ce morceau, Lous (accompagnée de l’artiste belge Krisy qui fait les ad-libs) raconte une trahison amicale qui l’amène à s’isoler pour éviter de nouvelles déceptions.

La neuvième et avant dernière piste de « Gore », Quatre Heures du matin, résonne comme le morceau qui fait le plus écho au titre de l’album. Dans ce titre, elle raconte une agression sexuelle qu’elle a subie.

Alors qu’elle a 19 ans, Lous se retrouve à la rue parce que ses parents refusent son désir de carrière dans la musique. Elle subira deux agressions dont un viol. Cette période est marquée d’une solitude sans précédent, comme elle l’expliquait à L’Express : « Je gardais au fond de moi cette confiance en ma destinée. Il me manquait juste l’humilité. Je n’osais pas demander de l’aide. Je perdais mes amis. Je ne voyais plus ma famille. J’étais dans une solitude sans nom. »

Le morceau s’inspire de cette expérience qu’elle décrit du point de vue de la victime dans le premier couplet, avant de raconter l’agression du point de vue d’un des agresseurs dans le deuxième. Si la solitude n’est pas explicitement énoncée, Lous constate qu’elle provoque aussi les pires traumatismes.

« Que vont-ils faire de moi ? Qu’ai-je fait de mal ? Que vont-ils faire de moi ? Qu’ai-je fait de mal ? Les diables n’ont pas de couleurs. Lâches, ils sont venus, à plusieurs. Je n’ai pas vu mes agresseurs. Je me souviens juste de leurs odeurs. »

Le titre Solo vient clôturer le projet, comme il avait commencé, sur le thème de la solitude. Dans ce morceau, Lous parle de la condition de la communauté noire, qui ne peut compter que sur elle-même pour faire changer les choses. La solitude est dans ce morceau décrite comme une fatalité. Les noirs sont mis à l’écart par les autres communautés. A travers l’album, Lous dépeint cette inévitable nécessité de devoir s’en sortir sans les autres.

Si « Gore » n’est peut-être pas le projet attendu par une partie du public de Lous and the Yakuza, ce premier album donne envie de continuer à suivre ce que proposera la jeune belge, seule et pourtant toujours accompagnée de ses fidèles « Yakuza ».

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Une virée londonienne avec Knucks

Avec son EP « London Class », le rappeur dépeint la capitale britannique sous tous ses aspects. Brutale et romantique, la ville défile sous nos yeux avec Knucks pour chauffeur.

Londres, sombre et lumineuse

Dans une interview pour « Complex UK », le rappeur explique que le titre de l’EP vient de la série coréenne « Itaewon Class ».

La série raconte l’histoire de Park Sae-ro-yi, un jeune étudiant qui entre dans un nouveau lycée. Lors de son premier jour, il frappe l’un de ses camarades, Jang Geun Won, pour défendre un élève qui se faisait harceler. Mais la brute s’avère être le fils du PDG Jang Dae Hee. Ce dernier dirige le restaurant Jangga dans lequel est employé son père. Le directeur exige des excuses auprès de son fils mais Park Sae-ro-yi refuse. Ce refus entraîne l’exclusion de son lycée et le licenciement de son père.

Peu de temps après, le père de Park Sae Roy meurt dans un accident de moto causé par Jang Geun Won. Pris d’un accès de rage et de colère, Park Sae Roy bat violemment Jang Geun Won. Il est arrêté et condamné à la prison pour agression violente. Lors de sa sortie, il décide de venger son père en créant son propre restaurant : Itaewon Class.

Knucks voit dans ce restaurant la métaphore de sa carrière : « La morale que j’ai retenu de cette série, c’est qu’il faut toujours rester fidèle à ses valeurs et ses principes », explique-t-il à Complex.

Si le nom du projet est inspiré d’une série coréenne, l’ensemble de l’EP est un produit britannique. Pour entraîner l’auditeur dans les rues de Londres, Knucks s’est inspiré de films anglais pour mieux représenter sa ville. Sur l’introduction de l’album « New London » – Intro et les deux interludes Enugu – Skit et Meet the Family – Skit, le rappeur a intégré deux extraits de films : « Legend » et  « Coup de foudre à Notting Hill ». Les deux oeuvres représentent deux facettes opposées de la vie londonienne. Sombre et lumineuse.

« Legend » relate l’histoire des jumeaux Kray, des gangsters à Londres dans les années 60. Les interludes évoquent la volonté des frères de mettre Londres sur la carte et de fonder une ville au Nigeria. Knucks revendique ainsi sa propre aspiration à faire rayonner sa ville, mais aussi celle d’être connu au Nigeria, le pays de ses parents. 

Dans un tout autre registre, « Coup de foudre à Notting Hill » est une comédie romantique dans laquelle un bibliothécaire londonien tombe amoureux d’une actrice américaine connue. Knucks l’utilise pour montrer le côté plus tendre de la ville. L’extrait lui sert de transition pour le prochain morceau Duchess, dans lequel il raconte une des ses propres histoires d’amour.

Londres et ses injustices

Knucks parle d’amour mais n’oublie pas la brutalité de la capitale. Sur Know Your Worth, précédé de l’interlude Under Class – Skit, il évoque les injustices subies par la communauté noire, chez lui et ailleurs dans le monde. L’interlude met en avant les propos d’Akala, un rappeur et activiste anglais, qui explique que les noirs ont été réduits à une sous-classe dans la société britannique. 

A la suite de l’Interlude, Knucks illustre ces injustices par ses propres expériences de racisme dans Know Your Worth. Elles sont mises en parallèle avec la mort récente de George Floyd. Pendant 8 minutes et 46 secondes, un policier blanc s’est agenouillé sur l’homme, causant sa mort. Ce laps de temps est aussi le titre de la vidéo de Dave Chappelle, humoriste américain qui est revenu sur la mort de George Floyd. Une vidéo que reprend Knucks dans sa chanson. 

London & co

A travers ses influences et ses collaborations, « London Class » transmet l’énergie de la ville. Inspiré par la chanteuse Sade, les productions et les samples de Jazz accompagnent les 12 titres de l’album.

Knucks et Sam Wise. Crédit : LUCERO.

L’influence de la ville se ressent aussi à travers les collaborations de l’album. Sur Standout, Knucks forme un duo avec son confrère londonien Loyle Carner. Sur Fxcked Up, il raconte son enfance à Londres avec Sam Wise, du groupe House of Pharaos.

A travers cet album, Knucks démontre son attachement à sa ville. Un environnement qui l’a construit mais aussi abîmé. Londres est brutale et romantique, Knucks, lui, est un narrateur hors classe.

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Carte de Marseille : une étoile du rap français

Vendredi 9 octobre 2020, Jul réunit 50 rappeurs marseillais sur la compile « 13’Organisé ». Depuis les premiers souffles du rap français, la ville de Marseille s’est distinguée comme un épicentre majeur de cet art. Après le passage d’une ancienne génération à succès (IAM, Psy 4 de la Rime, Faf Larage), une nouvelle vague de rappeurs méditerranéens continuent de rapper leur quotidien sur le vieux port, dans les gradins du stade Vélodrome ou de vadrouilles dans les quartiers Nord.

Explorez la carte de Marseille à travers les quartiers d’origine des rappeurs issus de la ville :

Exploration sur PC recommandée.

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L’adieu musical de Népal

Par Jules Careau et Robin Spiquel

Cinq morceaux inédits de Népal viennent d’être dévoilés. Le rappeur avait déjà prévu la suite musicale de son premier album Adios Bahamas, sorti en Janvier. La 75e Session a ainsi envoyé les derniers morceaux qui viennent conclure la discographie de l’artiste défunt.

Dans une époque où l’œuvre musicale des rappeurs défunts est bien trop souvent mise au service du marketing et du business (les derniers albums de XXXTentacion en témoignent), le label underground parisien a décidé de suivre à la lettre la direction artistique de Népal qui comptait sortir ses morceaux individuellement, afin de faire patienter le public. Pas de compilations best-of, d’album posthumes ou de feats imaginaires, les morceaux ont été publiés un à un, comme le souhaitait Clément Di Fiore aka Népal.

Népal a laissé derrière lui un album, des clips, des singles et plein d’autres projets qu’il souhaitait mener à bien. On connaissait le plan jusqu’ici, on a choisi de le suivre à la lettre pour ne pas trahir sa volonté.

75E SESSION.

La vibe lo-fi propre au style de Népal

La mélancolie et l’émotion de ses textes sont l’un des atouts majeurs de Népal, en témoigne son premier grand succès avec le morceau lunaire Rien d’Spécial. Le rappeur s’est aussi démarqué par son cachet musical, son flow doux et ses ambiances « chill » aux sonorités lofi qui émanent de nombreux de ses morceaux. Le titre Cheddar ne déroge pas à la règle. L’instrumentale groovy et minimaliste composée d’une mélodie à la guitare sèche et d’une rythmique boom-bap, se marient parfaitement avec le calme de Népal. Telle une balade, le rappeur dépose sa plume sur la douceur de la composition de Willy H.O.G et Sheldon. Il y prône la combativité, l’éveil intellectuel et l’ouverture d’esprit, face aux « chaînes » de la société et de la bien-pensance.

Y a un espoir tant qu’on avance, tant qu’il restera une pensée contraire à la dominante, tant qu’on pourra s’élever spirituellement échappant aux forces abominables.

Népal : Cheddar
Cover du single : Benji.

Benji, le dernier extrait publié, rejoint la vibe lo-fi affectionnée par Népal. L’artwork représente une chrysanthème, fleur symbole d’immortalité au Japon, pays chéri par Népal auquel il rend hommage à de très nombreuses reprises sur ses projets. Sur une prod chaleureuse produite par Diabi (« LEV », « Adios Bahamas », « UMLA »…), Népal conclut sa discographie avec un morceau empli d’espoir et de positivité. Les lyrics du morceau concordent avec celle de Cheddar : s’extirper du système, s’émanciper et obtenir une liasse de Benji, en référence à la figure de Benjamin Franklin présent sur les billets de cent dollars.

Crédit : capture écran du clip de Benji.

Le single est accompagné d’un clip tourné dans les décors paradisiaques du Sri Lanka et répond au désir de Népal de s’éloigner et partir vivre au bord de la mer : « Après le rap j’irai faire du surf » (la phrase postée sur le compte Instagram de l’artiste après l’annonce de son décès, ndlr). Le morceau aurait d’ailleurs dû faire parti d’« Adios Bahamas », comme Diabi l’a expliqué dans un tweet.

Retour aux sources du flow KLM

Le premier morceau dévoilé, Dans le fond, est un banger nouvelle génération dans lequel Népal s’amuse en enchaînant des mesures avec une aisance déconcertante. Tantôt aérien sur le refrain, tantôt rapide et sec sur l’unique couplet, il manie un texte épais, presque indéchiffrable à la première écoute.

Avec cette proposition innovante, le rappeur insiste une fois de plus sur l’originalité de sa démarche dans le rap français. Quand la majorité des rappeurs suivent les règles dictées, lui préfère rester Dans le fond, pour construire son propre univers.

Pour renforcer cette atmosphère, KLM a fait appel à ses « gars laxistes » pour le réalisation d’un clip futuriste qui n’est pas sans rappeler celui de Niveau 1, réalisé en 2017 par le même collectif. L’outro de la vidéo, montrant une cabane au milieu d’une île déserte, fait quant à elle référence à l’univers d’« Adios Bahamas » et au clip du titre Benji, paru vendredi. Comme si ce titre était le lien entre les différents projets.

Extrait du clip Dans le fond, de Népal.

Mercredi 30 septembre, la sortie du titre Coach K a redonné le sourire aux nostalgiques du Grandmaster Splinter, découpeur d’instrumentales. Avec ce titre très rappé, Népal rappelle qu’il n’a plus rien a prouver dans l’art du kickage et propose même de coacher tout ceux qui n’ont pas les bases.

La figure du coach n’est pas choisie au hasard. « Coach K » fait référence à Mike Krzyzewski, entraîneur mythique de l’équipe de basketball Blue Devils de Duke, aux États-Unis. Népal se présente donc comme coach KLM, plus connu sous le nom de Grandmaster Splinter. La cover n’est en effet pas anodine. Elle représente Splinter, le mentor et le père spirituel des Tortues Ninja. Une figure qu’il utilisait déjà dans la série de trois titres « Medleys Grandmaster Splinter », publiée entre 2012 et 2014.

Cover du titre Coach K.

Dans le titre Même vie, paru jeudi 1er octobre, Népal revient avec un flow plus nuageux sur une instrumentale planante. Il décrit dans ce son l’antagonisme de nos sentiments, pouvant passer d’un extrême à un autre. Pour lui, même si l’amour et la haine peuvent nous déchirer, ils nous rapprochent malgré tout car ils font de nous des être humains.

Un texte touchant, accompagné d’un visuel en forme de mandala, réunissant différents éléments constitutifs de l’univers Népal. On y retrouve par exemple un micro, un sablier ou encore la porte de Torii en référence au Japon.

Crédit : Dylan Martin Treadwell.

Un dernier au revoir

Ces cinq singles étaient censés être une transition vers la suite, juste quelques morceaux pour vous faire patienter. On a choisi de les sortir tous d’un coup. Malheureusement, la vie a fait que ce sera les derniers. »

75e session.

Cette démarche témoigne du respect du collectif pour leur ami. Ils poursuivent ainsi son œuvre sans en pervertir sa logique artistique au profit d’un quelconque business. La mort d’un artiste rime en effet aussi avec la mort de sa science et de sa façon de penser, sa musique. Le rappeur peut donc partir en paix. « Népal s’arrête ici, mais ce qu’il a à nous apporter est infini… », confie la 75e Session.

Salut l’artiste.

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« QALF » – L’avis de la rédaction

Vendredi 18 septembre à minuit sortait « QALF », le quatrième album studio de Damso, mais aussi l’un des albums les plus attendus de l’année. À travers une tracklist de quatorze morceaux, le rappeur belge enchante autant qu’il déçoit, divise autant qu’il surprend. La rédaction de Mosaïque a planché sur ce nouveau projet et donne son avis.

« Un album mature »

« QALF » sonne comme l’album le plus mature dans la discographie de Damso. Il réussit à se renouveler humainement et artistiquement, tant sur les thèmes abordés, que sur les productions du projet. Beaucoup plus lumineux que « Lithopédion », le projet témoigne d’une profonde richesse musicale qui transcende l’émotion dégagée par la plume de l’artiste. Remplie de nouvelles ondes positives, cette longue pause musicale aura permis au rappeur la création d’un opus audacieux, touchant et diversifié.
Mention spéciale : Pour l’argent, pour sa mélodie et son chant en lingala.

– Jules Careau

« Pas totalement convaincant »

Un projet loin d’être décevant, mais pas totalement convaincant. En effet, les thématiques abordées par Damso y sont intéressantes, mais la forme de certains titres plus mélodieux dans lesquels le rappeur belge s’essaye à de nouvelles choses peut surprendre, surtout à la première écoute. Si parfois l’expérience semble s’avérer payante comme sur Cœur en miettes et BXL Zoo, des titres tels que Deux toiles de mer ou encore 911 contrastent (trop ?) avec les sonorités que l’on aurait pu attendre de Damso. Des prises de risques qui laissent un goût amer à un projet de qualité, très personnel, profond et bien produit. En conclusion, « QALF » s’apprécie de mieux en mieux au fil des écoutes en attendant, peut être, une deuxième partie pour faire l’unanimité.

– Yassine Ben Amor

Cover de l’album « QALF ». Crédit : Romain Garcin.

« Une expérience sensorielle »

« QALF » nous plonge dans une expérience sensorielle. À travers l’un des nombreux univers côtoyé par l’artiste, tintée de différentes couleurs – l’amour, la famille, la foi, la transmission etc – sur fond de sonorités africaines, faisant écho à son pays natal : la République Démocratique du Congo. Cette mixtape, devenue album, nous permet de pénétrer la brèche déjà présente sur ses projets précédents. Les doutes et l’amour paternel dont il nous fait part dans Peur d’être père ou William sont alors parfaitement perceptibles dans le morceau Deux toiles de mer. On décèle une véritable maturité au niveau des émotions retranscrites. Nous avons à faire à un Damso serein – comme aime le rappeler son tatouage sur la main gauche – qui prend le temps de se focaliser sur ce qui compte réellement dans cette vie : la famille, la santé et l’amour des siens.

– Imane Lyafori

« Le Meilleur d’entre-vous tous réunis a changé »

« QALF » ou « Qui Aime Like Follow », un principe simple et pourtant si particulier. Laisser parler la musique sans fioriture. Ici pas besoin de cover, de clip ou de promotion démesurée. L’artiste y apparaît heureux, touchant et relâché, loin des entraves de l’industrie musicale. Le rappeur livre donc une véritable mosaïque d’émotions, pleine de couleurs et regorgeant de détails intimes. Il ne peut pas plaire à tout le monde, et c’est sans doute ça qui le rend si beau. Le Meilleur d’entre-vous tous réunis (MEVTR) a changé, mais pour évoluer et s’ouvrir encore plus. « L’album le plus attendu de l’année » mérite amplement son titre.

– Amaël Coquel

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Junior Alaprod, senior du beatmaking

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Producteur et beatmaker émérite, Junior Alaprod s’est imposé durablement dans le paysage du rap français. Petit à petit, il s’est révélé être une pièce maîtresse dans l’entourage artistique de PLK. Après avoir signé des collaborations à succès sur « Platinium », « Polak » ou encore « Mental », il est de retour sur « Enna », le dernier album du rappeur, disponible le vendredi 28 août 2020. Retour sur les pas d’un Junior, avec une signature musicale taille senior.

 

« Junior Alaprod et non y a rien de nouveau », scande le gimmick du compositeur. Capuche noire, lunette ronde et fine moustache, Junior se fait discret. Derrière les machines depuis des années, le jeune homme de 24 ans avait déjà les mains sur le son en CM2. S’il rêvait de devenir rappeur ou DJ Soundcloud, il a rapidement troqué ces ambitions pour une carrière de beatmaker. Une discipline dans laquelle il excelle aujourd’hui.

Ses premières couleurs musicales sont d’abord très proches de son pays d’origine. Le Congo. Ce n’est donc pas un hasard si ses premiers placements de renom se font pour Fally Ipupa, un interprète de Kinshasa, sur son album « Tokoos », en 2017. Des premiers pas tonitruants dans le game avec une identité « Zumba », teintée de mélodies ensoleillées et dansantes. Une classification loin d’être péjorative selon l’artiste : « Je fais de la zumba, et j’adore ça », confiait-il à Medhi Maïzi dans l’émission La Sauce, sur OKLM. Polyvalent, il s’assied aussi bien sur des productions rap que afro-trap.

 

Le succès avec Bella

Thibaut Courtois pour Shay, Ivre pour Benash, ou encore Mobali pour Siboy… Tout s’emballe au même moment et les compositions se font de plus en plus nombreuses. En juillet 2018, sa prod pour le morceau Bella de MHD, lui fait passer un cap. Il le reconnaît d’ailleurs lui-même dans une interview pour Booska-P : « Bella m’a ouvert le truc. C’est le plus gros son que j’ai fait. » Devenu un véritable hit, il a d’ailleurs été récemment certifié single de diamant. Le deuxième de la carrière de Junior (avec Mobali).

 

 

Durant la même année, sa connexion avec PLK se concrétise. Un rapprochement artistique devenu évident mais qui prend sa source dans une proximité géographique, les deux hommes étant issus de deux villes voisines du 92 : « On est du même coin. C’est un mec de Clamart et je suis de Meudon », confiait-il à Raphaël Da Cruz pour le Mouv’Les deux artistes se croisent une première fois en studio, mais sans qu’un morceau n’aboutisse.

 

Première connexion avec PLK

C’est en 2018 que leur première collaboration voit le jour, non sans quelques rebondissements.​ Lors d’un live sur Instagram, Junior réalise une prod en direct. Attentif, PLK accroche tout de suite et la lui demande. Un peu plus tard, lors d’une session d’écoute en studio, Lacrim sélectionne la même instrumentale. Entre-temps, PLK décide de poser dessus et Lacrim lui explique qu’il souhaite également la retenir pour en faire un des singles de son projet « Lacrim ». Une situation complexe pour le beatmaker. Finalement, Lacrim ne l’utilisera pas et le morceau 260 pourra naître sur la mixtape « Platinium ».

 

Crédit : Alex Dobé.

 

Une anecdote de taille pour lancer une série de collaborations qui va marquer la carrière de l’un et de l’autre. Sur le premier album du rappeur, « Polak », en octobre 2018, Junior signe sept instrumentales. Il est notamment présent sur le hit Dingue, porteur des inédits du projet et sur le marquant Émotif, réalisé en une heure dans les studios de Booska-P, avec Le Motif, DSTprod et Wladimir Pariente. Une équipe bien choisie pour construire ce tube auréolé d’un succès inattendu, désormais certifié single d’or.

 

Omniprésent sur « Mental  »

En septembre 2019, le beatmaker remet le couvert et place sur la mixtape « Mental » de PLK. Cette fois-ci, il place neuf des dix-neuf instrumentales que compte le projet, dont Un peu de haine et Problèmes, tous deux certifiés singles de platine. Junior accompagne, dans l’ombre, l’oreille du public tout au long de la tracklist. C’est finalement l’album où il aura produit le plus de titres.

 

 

Si la réussite est venue frapper tôt à sa porte, il n’en oublie pas l’esprit d’équipe. Une notion importante pour ce membre du collectif de compositeurs Le Sommet. Celui qui rêve de travailler un jour pour Burna Boy, Jul ou Booba, demeure solidaire dans cette course au placement. Il explique d’ailleurs à Yard avoir fait écouter une prod de S2keys à PLK, lors d’une session studio chez lui, à Clamart. Coup de cœur immédiat, le rappeur adopte l’instrumentale qui deviendra Dis-moi oui. « On se fait des passes », ajoute-t-il.

 

De retour à la prod de « Enna »

En quelques années, Polak est devenu l’artiste pour lequel le beatmaker a le plus créé. Seize morceaux sont aujourd’hui sortis, mais « Enna », le deuxième album studio de Polak, devrait faire grimper le compteur. Quatre sons du projet lui ont été confiés : Dans les clips, Terrible, ainsi que deux collaborations phares : Chandon et Moët avec Heuss l’Enfoiré et Toutes les générations avec Rim’k. Pour ce dernier, Junior s’est associé à Wladimir Pariente et ses lignes de piano solaires pour accompagner la voix grave du « Tonton ». À découvrir ce vendredi 28 août 2020.

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La carrière de PLK en dix dates

[vc_row][vc_column][vc_column_text]PLK a fait ses premiers pas avec La Confrérie, puis le Panama Bende avant de lancer sa carrière en solo et de multiplier les projets. Alors qu’il s’apprête à sortir son deuxième album studio « Enna », le 28 août 2020, retour en timeline sur dix dates qui ont marqué sa carrière.

 

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